Alors que de nombreux retraités cherchent à arrondir leurs fins de mois, une nouvelle réglementation pourrait réduire les revenus complémentaires de ceux qui choisissent de cumuler retraite et emploi à partir de 2027. Jusqu’à présent, le dispositif était relativement favorable. Les personnes remplissant les conditions du taux plein pouvaient, cumuler leur pension et leur salaire sans véritable limite. Mais cet avantage ne restera pas inchangé. Dans le cadre d’une nouvelle réforme qui entrera en vigueur le 1er janvier 2027, les conditions du cumul emploi-retraite seront durcies pour les personnes qui liquideront leur retraite à compter de cette date. Avant 67 ans, le cumul des revenus sera davantage encadré. Les nouveaux retraités concernés verront leur pension réduite si leurs revenus d’activité dépassent le plafond fixé par la réforme, une mesure qui pourrait peser sur ceux qui comptent sur le cumul emploi-retraite pour améliorer leur quotidien.
Ce qui va changer
Passé assez inaperçu dans le projet de budget de la sécu 2027, une nouvelle réforme risque de pénaliser les retraités qui cumulent retraites et emplois, souvent dans l’optique de combler des revenus modestes. En effet, cette réforme prévoit de créer un plafond de revenus pour le cumul emploi retraite avant 67 ans. Concrètement, cela signifie que les nouveaux retraités concernés ne pourront pas cumuler sans limite leur pension et les revenus issus d’une activité professionnelle. Au-delà d’un certain montant de revenus, une partie de la pension pourra être réduite selon les règles prévues par la réforme. La réforme repose sur trois tranches d’âge avec chacun leurs modèles de calcul.
- Avant 64 ans : le cumul devient nettement moins avantageux pour les nouveaux retraités concernés, puisque les revenus d’activité peuvent entraîner une réduction équivalente de la pension.
- Entre 64 et 67 ans : Entre 64 et 67 ans, le cumul reste possible, mais il est limité. Si les revenus d’activité dépassent le plafond prévu, la pension est réduite à hauteur de la moitié du dépassement.
- Après 67 ans : le cumul redevient libre.
Concrètement, si vous percevez plus de 7 000 € bruts de revenus d’activité par an, soit environ 580 € bruts par mois, entre l’âge légal de départ et 67 ans, votre pension pourra être réduite à hauteur de 50 % du dépassement. En revanche, avant 64 ans, les règles seront encore plus strictes : la pension pourra être réduite à hauteur des revenus d’activité perçus, quel que soit leur montant. Une évolution qui pourrait fortement limiter l’intérêt du cumul emploi-retraite pour les personnes souhaitant compléter leurs revenus grâce à une activité professionnelle.
Pour justifier cette réforme, le gouvernement estime que certains retraités utilisent aujourd’hui le cumul emploi-retraite pour percevoir à la fois une pension et des revenus professionnels élevés. L’objectif affiché est donc de recentrer le dispositif sur les personnes qui en ont le plus besoin pour compléter leur retraite, tout en réalisant des économies pour les finances publiques. Le problème est que de nombreux retraités ne reprennent pas un emploi à temps plein, mais seulement quelques heures par semaine afin d’améliorer leur quotidien. Pour ces personnes, la réforme pourrait rendre le cumul emploi-retraite moins intéressant avant 67 ans et réduire l’intérêt de cette source de revenus complémentaires.
Plusieurs spécialistes craignent que le durcissement du dispositif pousse une partie des retraités concernés vers des activités non déclarées afin de conserver un complément de revenus. Pour les retraités qui souhaitent continuer à travailler après leur départ en retraite, cette réforme risque donc de rendre le cumul emploi-retraite moins avantageux.
D’autres moyens pour compléter ses revenus
Face à ces évolutions, certains seniors peuvent chercher d’autres moyens de compléter leurs revenus sans reprendre une activité professionnelle. C’est dans cette logique que Viager Solidaire propose plusieurs solutions permettant de valoriser son patrimoine immobilier.
Parmi eux figure notamment le Prêt Viager Hypothécaire, accessible dès 60 ans. Cette solution permet aux propriétaires de compléter leurs ressources sans avoir à vendre leur logement. Son principe est simple : la banque vous prête une somme d’argent en prenant votre bien immobilier comme garantie. En contrepartie, vous restez pleinement propriétaire de votre logement et pouvez continuer à y vivre aussi longtemps que vous le souhaitez. L’argent emprunté peut être utilisé librement, que ce soit pour faire face à une baisse de revenus, financer des travaux, aider ses proches ou simplement améliorer son niveau de vie. Contrairement à un crédit immobilier classique, aucun remboursement mensuel n’est demandé. Le prêt, ainsi que les intérêts, est généralement remboursé lors de la vente du bien ou au moment de la succession.
Le Prêt Viager Hypothécaire n’est toutefois pas la seule solution. Viager Solidaire accompagne également les seniors à travers d’autres dispositifs permettant de valoriser leur patrimoine immobilier afin d’obtenir un complément de revenus, en fonction de leur situation et de leurs objectifs. À partir de 75 ans, nous proposons notamment le viager occupé et le viager libre, deux solutions qui répondent à des besoins différents. Le viager occupé permet de vendre son bien tout en continuant à y habiter. Le viager libre, quant à lui, concerne un bien immédiatement disponible pour l’acquéreur. Dans les deux cas, le vendeur perçoit un bouquet (capital versé à la signature) ainsi qu’une rente viagère, selon les modalités prévues au contrat.
L’une des principales différences entre le Viager Solidaire et le viager traditionnel réside dans l’identité de l’acquéreur. Dans un viager classique, le logement est généralement vendu à un particulier. Avec le Viager Solidaire, c’est notre Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) qui achète directement le bien. Ce modèle, à but non lucratif, a été conçu pour financer le bien vieillir à domicile. Notre objectif est de permettre aux seniors de transformer une partie de la valeur de leur patrimoine immobilier en revenus complémentaires, afin qu’ils puissent continuer à vivre chez eux le plus longtemps possible, dans les meilleures conditions possibles, tout en bénéficiant d’un accompagnement adapté à leurs besoins.
Conclusion
Face aux évolutions du cumul emploi-retraite et aux enjeux liés au vieillissement de la population, de nombreux seniors cherchent aujourd’hui de nouvelles solutions pour préserver leur niveau de vie. La réponse peut notamment passer par des dispositifs permettant de mobiliser une partie de leur patrimoine, en particulier immobilier, afin de le transformer en ressources complémentaires, tout en conservant un cadre de vie adapté à leurs besoins.


